Carnet de voyage à la Tadrart

   

    Mardi 1er Novembre 2005: De Moul n'Aga à Ain Zaouatane

Panoramique de Moul n'Aga: le monolite du Chameau

  Lever à 6h pour faire une photo panoramique du monolithe du Chameau dans son environnement. J'ai la chance de découvrir ce paysage étonnant qui montre le contraste entre les vaguelettes de sable et les dunes vallonnées dans lesquelles se promène Jean-Pierre avec un sac sur le dos. (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

  Le paysage est maintenant fort différent de celui de l'Oued in Djaren: je verrai plus tard sur les photos satellites que nous sommes dans une zone claire parsemée de points foncés qui doivent être des vestiges du plateau que nous avons quitté avec la fin de l'Oued In Djaren, car la hauteur de ces immenses rochers semble être toujours la même. Sur le sol, nous trouvons toujours des traces de ravinement montrant clairement que l'eau est parfois présente en quantité. Nous voyons même des cailloux qui semblent avoir été charriés par les flots.

  Dans l'après-midi, nous arrivons près d'un petit lac asséché, qui semble avoir contenu de l'eau récemment. Le fond  est dur et raviné et la végétation reste encore présente tout autour et dans les zones moins profondes. Au milieu, quelques rochers massifs et deux autres en forme de cheminée forment un tableau "industriel". Cliquez sur le panoramique pour mieux voir.

 Nous roulons avec une magnifique dune sur la gauche, et la piste semble se perdre dans le sable en direction d'un promontoire. Le chauffeur, habitué à la conduite tout terrain, prend de l'élan, mais il lui faudra trois essais pour se hisser jusqu'en haut. Il faut dire que la pente est face au soleil du soir, et que le sable est plus meuble quand il est chaud. Les autres véhicules devront s'alléger de leurs passagers, et choisir judicieusement leur course d'élan et leur trajectoire pour y arriver. Nous voici au bivouac de Ain Zaouatane. Tout autour de nous, les dunes dessinent des courbes majestueuses.

lac asséché

Plus bas, notre regard médusé se pose sur le fond asséché d'un lac. C'est dans cette direction que je me dirige pour les photos du soir, car des rochers faciles à escalader font face à une dune aux couleurs changeantes avec le soleil qui décline. Toute la magie des miroirs constitués par chaque grain de sable s'exerce dans les dunes qui, en fonction de  l'incidence des rayons solaires, nous renvoient des couleurs aux nuances allant du jaune clair aux couleurs les plus chaudes. En rentrant vers le bivouac, je remarque une quantité de fines traces qui serpentent entre les rochers qui entourent la tente. Peut-être des lézards?


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